Qui nous sommes…

Aujourd’hui,

J’ai envie de vous parler de qui nous sommes. Souvent, plusieurs vont me dire: ‘’Oui, mais mes parents sont alcooliques… mon père était agressif… ma mère criait constamment, donc c’est normal que je possède moi aussi ce trait de caractère.’’

C’est complètement faux. Nous sommes aujourd’hui ce que nous voulons être. Ce que nous suggérons à notre corps et à notre âme d’être fait de nous qui nous sommes et non pas notre passé. 

Regardez vos peurs. Est-ce parce que petite vous avez eu peur des requins en allant vous baigner fait en sorte que vous avez toujours cette peur aujourd’hui? Est-ce parce qu’une fois vous êtes tombée à vélo vous n’avez plus jamais fait de vélo par la suite? Pas du tout! Vous avez franchi vos peurs. Vous vous êtes dépassée en dépit de votre vécu antérieur et de vos peurs antérieures. Vous avez fait de même avec vos blocages au cours des années, vous les avez dépassés ou non. C’est ce que vous choisissez d’être qui fait de vous ce que vous êtes dans votre vie adulte. 

En aucun cas, il est vrai que la personne que vous étiez l’an dernier vous définit pour toute la durée de votre vie. Bien au contraire, combien de gens avez-vous rencontrés qui jamais n’avaient couru, puis ont décidé de commencer à marcher le soir après le travail et qui ont fini par faire 42 km? 

Nous ne sommes pas définis par ce que nous avons vécu et nous ne sommes pas ce que sont nos parents. La génétique nous permet d’être physiquement plus propices à faire certains sports par exemple. Pourtant, certains enfants ne ressemblent pas à leurs parents dans leurs habitudes de vie selon les choix qu’ils font en dépit de ce que choisissent de faire leurs parents.

C’est vraiment à vous de travailler sur la personne que vous souhaitez être sans tenir compte de votre vécu. Notre vécu ne fait pas qui nous sommes. Nos peurs ne nous définissent pas. Nos blocages ne sont que des limites temporaires pour être qui vous voulez être.

J’ai envie de vous mettre au défi. Prenez le temps, aujourd’hui, d’observer votre façon de manger et faites moi le plaisir de choisir un nouvel aliment. Peu importe lequel vous choisirez. Un aliment qui vous interpelle, mais que vous n’avez jamais osé goûter. Goûtez cet aliment, puis si vous l’aimez permettez-vous de chercher une façon de déguster cet aliment qui vous était inconnu jusqu’ici. 

Ensuite, faites le même exercice avec un aliment moins santé que vous aimez… Par exemple pour ceux et celles qui aiment la liqueur; goûtez un verre d’eau ou bien un verre d’eau avec une tranche de citron. Vous voyez, ce que je veux vous faire réaliser en fait, c’est que ce n’est pas parce que vos parents étaient par exemple de grands buveurs de liqueurs que vous n’avez pas le choix de faire de même. Le choix est le vôtre.

Je vais même passer à une autre étape, vos émotions.  Souvent, j’entends malheureusement; ‘’Oui, mais ma mère crie beaucoup… Mon père est comme ça, il crie quand quelque chose lui déplait… Je ne peux pas faire autrement, c’est comme cela que j’ai été élevé.’’

Il s’agit là d’une pensée totalement fausse. Il y a des enfants de parents alcooliques, de parents toxicomanes ou des parents pires encore qui vont donner une vision des choses à leurs enfants. Ces enfants vont FAIRE LE CHOIX de les imiter ou non.

Prenez moi comme exemple, fille de parents sourds. J’ai toujours eu plus de facilité à comprendre les gens à l’aide de la lecture labiale même si j’ai une ouïe parfaite. Je lis sur les lèvres plus que je ne me fis aux sons produits par ceux et celles qui s’adressent à moi. Disons que le port du masque m’a donné beaucoup de travail comme il m’était alors impossible de lire sur les lèvres de mes interlocuteurs. On pourrait penser en m’observant que j’ai des problèmes d’ouïe, ce qui est faux. Je suis simplement plus axée sur le visuel que sur l‘auditif. Toutefois, ce n’est pas la faute de mes parents.

Mes parents sont complètement sourds et en rien leur façon d’être sourd ne m’a forcée à devenir une personne de type visuelle. Par contre lorsque j’étais enfant, pour eux, pour mieux nous comprendre alors que nous ne parlions pas encore le langage des signes, ils lisaient sur nos lèvres. Nous les avons observés nous étudier dans nos mots et dans nos gestes. En tant qu’enfant, j’ai noté que cette façon d’observer lors d’une communication était avantageuse pour moi. Cela m’aidait à bien comprendre les gens que d’utiliser la lecture labiale. J’ai donc FAIT LE CHOIX de développer cette habileté. Je dois vous avouer qu’à l’adolescence j’adorais observer les discussions à distance et être capable de comprendre exactement de quoi il était question. 

Faites attention, quand vous n’aimez pas quelque chose que vous refaites à répétition, posez-vous des questions. Est-ce que je suis ce que je veux être? Prenez garde à ne pas vous confondre et me répondre que c’est normal, que vous avez été élevé ainsi… que vous l’avez toujours fait ainsi… Parce qu’en réalité, vous avez le droit, le potentiel et la capacité de changer cette mauvaise habitude qui ne vous est plus utile. Vous pouvez regarder en face vos peurs, vous pouvez dépasser vos blocages pour devenir la personne que vous voulez être.

Il n’y a pratiquement aucune limite. Devenir un super ninja pour certains prendra peut-être un an alors que pour une autre personne cela prendra cinq ans, mais est-ce impossible?

Cela vous demandera de l’énergie et de la patience pour modifier un comportement que vous aviez adopté par nécessité dans le passé, un comportement qui toute fois ne vous a pas été imposé. Surtout si vous êtes maintenant majeur et vacciné!

À bientôt.